Je sors de chez moi, je veux rejoindre tous mes amis mais avant j'aimerai me promener sur cette place.
Où tout à commencé, où j'ai ressenti pour la première fois des brulures dans tout mon corps, et l'impression que seul lui existait. C'était il y a de cela quelques temps maintenant, je pensais ne jamais revoir ce jeune homme.
Et pourtant, un soir nos chemins se sont croisés. Le destin nous a amenés a nous revoir lors des soirées sur cette place pour les jeunes, j'étais un peu à l'écart, je ne connaissais personne, d'après mon oncle c'était un bon moyen de sympathiser. Tu parles, tous des Bourgeois et des bourrés. Mais rester dans ce petit patelin au bord de la mer pendant 3 semaines sans connaitre personne, c'est pire que de mourir noyer.
Je me rappelle juste ce moment de solitude, les ombres des gens qui dansent, les cris des filles amusées par des garçons, cet odeur de cigarette et d'alcool. Et puis cette voix :
- Toi aussi tu t'emmerde ?
Je tourne la tête, LUI , oui c'est invraisemblable mais c'est bien lui. Il me sourit, il a des yeux si clairs et un sourire parfait. Il me semble qu'il m'a posé une question. J'acquiesce de la tête, et lui rend son sourire.
- Je suis en stage dans le petit bar là. Il me montre du doigt la petite buvette ' Chez Vous ' . Le Nom me fit rire, ce qui me rendit encore plus ridicule auprès de lui.
- Excuse-moi. Fis-je d'une petite voix que je ne me connaissais pas.
-Non pas de soucis. Toujours ce sourire, bon sang si ça continue je vais m'évanouir, ben tiens manquerais plus que ça .
Il reprit :
- Et toi tu es en vacances ?
-Oui, chez mon oncle, il a besoin de quelqu'un pour entretenir un peu la maison et lui préparer un diner quand il rentre du travaille. je suis logée et payée. Et puis je l'apprécie beaucoup.
Je vis qu'il me fixait .
- Ho pardon, je m'emporte, vaut mieux me stopper quand je commence à parler.
Il rit. Je ne sais pas pourquoi mais je me joignit à lui .
Il s'arrêta et me regarda encore, de ce regard qui me faisait des décharges électriques.
- Non ne t'en fait pas, au bar il y a des personnes qui me racontent leurs vies, et je dois dire que de toutes celles qu'on m'a raconté la tienne est ...plus passionnante.
Soit j'avais une mauvaise vue, soit ce jeune garçon rougissait. J'optais pour la première solution.
Il me tendit sa main
- Enchanté je suis Quentin .
Je la lui serrait .
- De même. Je m'appelle Manon .
Voilà notre rencontre, tous les soirs on se rejoignait ici, on parlait de tout et de rien.
Il avait un grand-frère de 25 ans. Des parents separés. Il été venu ici, pour se faire de l'argent et soufflé un peu.
La journée je rangeais un peu, et quand j'avais le temps je prenais mon vélo et je lui rendait visite au bar. On rigolait, mais le temps passe si vite.
Un après-midi au bord de la plage, je rejoignis Quentin, il été au bord de l'eau, de dos, une carrure de rêve.
A ses cotés une bande de jeunes gens, deux filles et trois garçons.
Il se retourna me sourit. Il m'emmena aux cotés des jeunes et me présenta.
Les deux jeunes filles avaient mon age,16, et les trois garçons étaient âgés de 18 ans.
On parlait, parlait, il devait être si tard. Mais j'avais laissé un mot à mon oncle, il connaissait Quentin de vue.
Le seul commentaire qu'il me fit :
- Beau garçon.
J'avais percé dans sa voix une certaine réticence. A quoi, je ne le saurai jamais. Ça m'arracha un sourire.
La voix de Quentin se fit élevé :
-Manon on va se promener ?
Je regardais autour tout le monde continuait de parler, j'ai alors compris qu'il me murmurait à l'oreille.
Je me suis retournée vers lui, face à face, je lui sourit et il me leva.
Il me pris instinctivement la main, et je sentis dans mon dos bruler les cinq paires d'yeux nous fixaient.
Je m'en fichait. On marchait depuis quelques minutes, les pieds dans l'eau. J'entendais juste nos respirations et le bruit de la mer. C'était agréable, trop parfait .
- Manon, je vais partir demain après-midi, je rentre chez moi, ma mère ne va pas bien du tout avec la séparation. Il faut que je retourne auprès d'elle.
Mon c½ur s'est arrêté de battre, je sentis mon corps devenir si mou que j'ai cru que j'allais m'étaler de tout mon long, il me retint en me serrant contre lui, je posais ma tête sur son torse, sentit son c½ur battre.
Pourquoi les gens qui m'entouraient et que j'aimais partaient toujours les premiers.
Il souffla dans mes cheveux, je sentis ses mains sur mon visage qu'il releva. Je ne voulais pas le regarder dans les yeux, je sentais des larmes me monter, j'inspirais. Trop fort, une larme coulait.
Quentin l'essuya avec ses doigts et fit en sorte que je le regarde dans les yeux.
- Tu es une fille extraordinaire, cette soirée où nous nous sommes rencontrés j'ai tout de suite su que tu étais différente. Si Naturelle et attentive. Tu m'as plu. Et de jours en jours tu hantais mes pensées, jusqu'à ce que je puisse plus te sortir de ma tête et de mon c½ur.
Je sentit des frissons le long de mes bras est-ce qu'il m'avouait que je lui plaisais ? ..
D'un coup je sentis ses lèvres pressées contre les miennes, c'était si doux et brutal à la fois, il me tenait la taille . Je serrais sa nuque, je ne voulais pas que ce moment s'arrête, pour rien au monde. Les larmes coulaient à flots.
Il se détache de moi, me sourit.
- Je T'aime Manon, je reviendrais je te le promet, avant que tu ne sois partit. Il m'embrassa et me laissa là.
Plantée. Sur cette plage où notre premier baiser fut échangé.
Je ne le revit plus.
Alors ce soir avant de rejoindre mes amis a la plage, je suis sur cette place, je pleure, il me manque tellement.
Je n'ai même pas un numéro où le joindre, je n'ai rien, que le dernier contact de ses lèvres sur les miennes où j'ai cru défaillir.
Pourtant je sens une présence derrière moi .
Je ne peux m'empecher de me pincer, de me griffer, de me faire mal pour voir si je suis bien eveillée.
Il s'approche de moi:
-Manon qu'est-ce qui te prends pourquoi tu t'infliges tout ça .
Ce sourire, ce si beau sourire, qui me faisait tourner la tête, était à nouveau dessiné sur son visage.
-Toi soufflais-je. C'est toi ?
-Manon, Manon ... il me serrait si fort que j'ai cru que j'allais étouffer.
Je n'y croyais pas, c'était tellement incroyable.
Il me regarda, me pris les mains, entremêla ses doigts dans les miens. Au contact de sa peau sur la mienne je frémis, je me sentais planée.Lui et moi ensemble. Sur cette place.
-Tu m'as manqué lui dis-je. Ma voix tremblait.
- Et toi si tu savais, quand je m'éloignais de cette ville, quand j'ai passé la porte de chez moi, j'ai été pris d'un mal aise inexplicable. Manon je suis tombé amoureux de toi.
Sa voix était calme, son visage souriant.
Mon visage se figea à l'annonce de sa dernière phrase. ' Manon je suis tombé amoureux de toi .'
Aller savoir pourquoi, je ne dis rien . Je souriais naïvement .
- Quentin, .. ta mère ?
-Oh, elle va bien, elle a juste besoin de repos, le médecin lui a donné des calmants.
- Tu aurais dû rester, elle à besoin de soutient, de compagnie, mais je suis vraiment contente que tu sois là, à mes cotés.
-Non, ne t'en fait pas, elle devait se dépaysé c'est pourquoi elle est venue avec moi, elle est à l'auberge.
Je soufflais, tremblais, les larmes de tristesses étaient maintenant de la joie.
-Alors Quentin, nous.. enfin.
-Si tu veux bien de moi Manon, je serais a tes cotés pour un petit bout de temps.
Pour seule réponse de ma part il eu le droit à un bisou qu'il me rendit plus fougueusement.
Ne chercher pas y'a pas de chute triste, lui et moi et l'amour que l'on se porte mutuellement .